SVF I.608
- Stoïcien
- Cléanthe d'Assos
- Source antique
- Stobaeus, Florilegium 82,9 Mein. (= Ecl. II 2,16) — Flor. 82,9
- Langue de la source
- Grec ancien
- Statut de la source
- Testimonium
Original — Grec ancien
Κλεάνθης ἐρωτώμενος διὰ τί παρὰ τοῖς ἀρχαίοις οὐ πολλῶν φιλοσοφησάντων ὅμως πλείους διέλαμψαν ἢ νῦν· “ὅτι”, εἶπε, “τότε μὲν ἔργον ἠσκεῖτο, νῦν δὲ λόγος.”Traduction StoicOs
Cléanthe, à qui l'on demandait pourquoi, chez les anciens, bien que moins nombreux à philosopher, plus nombreux pourtant s'étaient illustrés qu'aujourd'hui, dit : “Parce qu'alors on exerçait l'acte — maintenant, le discours.”
Contexte
L'un des apophtegmes — dits incisifs — que la tradition attacha à Cléanthe, rassemblés par von Arnim à la fin de sa section. Stobée le classe parmi les exhortations à la pratique.
Notes sur la source:Texte vérifié sur von Arnim, SVF I (1903), n° 608, p. 135 (OCR de l'édition numérisée), parmi les Cleanthis apophthegmata (n° 597–619) que von Arnim rassemble à la fin de la section Cléanthe.
Ce que la source nous dit réellement
Une chreia de forme classique : question, nom, réponse incisive. L'attribution repose sur la tradition d'anthologie, mais le propos s'accorde avec tout ce qui est transmis de l'homme qui puisait l'eau la nuit pour écouter la philosophie le jour.
Signification philosophique
La philosophie est une askēsis — un entraînement — avant d'être une théorie. Les anciens brillaient parce qu'ils exerçaient l'acte (ergon) ; le déclin commence quand l'école exerce à la place le discours (logos). Dans la bouche du deuxième chef du Portique, dont toute la biographie incarne la maxime, le dit est aussi un avertissement à ses propres successeurs.
Incertitude savante
Comme toutes les chreiai d'anthologie, le dit est introuvable dans aucun livre et a pu migrer entre les noms ; aucun témoin antérieur à Stobée ne survit. Sa cohérence avec la tradition biographique soutient l'authenticité sans pouvoir la prouver.
Contexte biographique
Aller plus loin
À propos de cette édition
La StoicOs Ancient Library est une édition d'étude numérique multilingue, en développement, du matériel stoïcien ancien conservé. Les Stoicorum Veterum Fragmenta réunis par Hans von Arnim fournissent le cadre de référence traditionnel. StoicOs distingue soigneusement fragments, testimonia, rapports ultérieurs et interprétation. Les traductions StoicOs sont établies, lorsque c'est possible, à partir des sources conservées en langue ancienne.