SVF I.267
- Stoïcien
- Zénon de Kition
- Source antique
- Cassius the Sceptic (ap. Diogenes Laërtius), Vitae philosophorum, Book VII — 7.33
- Langue de la source
- Grec ancien
- Statut de la source
- Testimonium · Rapport ultérieur
Original — Grec ancien
καὶ κατὰ τοὺς διακοσίους (στίχους) μηθ᾽ ἱερὰ μήτε δικαστήρια μήτε γυμνάσια ἐν ταῖς πόλεσιν οἰκοδομεῖσθαι (scil. δογματίζειν τὸν Ζήνωνα).Traduction StoicOs
Et vers le vers deux cents (de la République, Zénon établit) qu'on ne doit bâtir dans les cités ni temples, ni tribunaux, ni gymnases.
Contexte
Diogène Laërce transmet le réquisitoire du sceptique Cassius contre la République de Zénon — un catalogue hostile si précis qu'il cite la position de la doctrine dans le rouleau.
Notes sur la source:Texte vérifié sur von Arnim, SVF I (1903), n° 267, p. 62 (OCR de l'édition numérisée). Les deux parenthèses — “(vers)” et “(à savoir que Zénon enseigne)” — sont des gloses éditoriales de von Arnim. Cassius est un sceptique hostile cataloguant les scandales de la République.
Ce que la source nous dit réellement
Preuve adverse de la meilleure espèce : Cassius a lu le livre et cite par numéro de vers. L'interdit des temples est triplement attesté (avec SVF I.264 et I.266) ; tribunaux et gymnases prolongent le même programme.
Signification philosophique
Dans la cité des sages, les institutions de la défiance sont superflues : pas de temples, car dieu n'est pas contenu dans des murs (SVF I.264) ; pas de tribunaux, car les bons ne plaident pas ; pas de gymnases, car l'éducation vise l'âme. La simplicité radicale comme architecture politique.
Incertitude savante
Cassius sélectionne pour le scandale et Diogène comprime ; le numéro “deux cents” montre l'accès au rouleau mais l'argument environnant est perdu. Le libellé est doxographique, non de Zénon.
Aller plus loin
À propos de cette édition
La StoicOs Ancient Library est une édition d'étude numérique multilingue, en développement, du matériel stoïcien ancien conservé. Les Stoicorum Veterum Fragmenta réunis par Hans von Arnim fournissent le cadre de référence traditionnel. StoicOs distingue soigneusement fragments, testimonia, rapports ultérieurs et interprétation. Les traductions StoicOs sont établies, lorsque c'est possible, à partir des sources conservées en langue ancienne.